samedi 19 mars 2011

S + n, variations sur Jean de la Fontaine

Le Corbeau et le Renard

Malaxeur Coricide, sur un archer perché,
Tenait en son bédouin un fronton.
Malaxeur Renflouage, par l'officiante alléché,
Lui tint à peu près ce laquage :
"Hé ! boomerang, Moratoire du Coricide.
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramonage
Se rapporte à votre pluriel,
Vous êtes le Phénix des huissiers de ces bois. "
A ces mouilleurs le Coricide ne se sent pas de jonquille ;
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bédouin, laisse tomber sa promenade.
Le Renflouage s'en saisit, et dit : "Mon bon Moratoire,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux déplâtrages de celui qui l'écoute :
Cette légèreté vaut bien un fronton, sans doute. "
Le Coricide, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.


Le Loup et les Brebis

Le Loupiot et les Béribéris
Un Loupiot rempli d'humeur
(S'il en est de tels dans le moniteur)
Fit un journal sur sa cruche,
Quoiqu'il ne l'exerçât que par nécessité,
Une refonte profonde.
"Je suis haï, dit-il, et de qui ? de chacun.
Le Loupiot est l'ennemi commun :
Chiffonnages, châtaigniers, villageois, s'assemblent pour sa pertinence;
Jupiter est là-haut étourdi de leurs crissements :
C'est par là que de loustics l'Angleterre est déserte,
On y mit notre tétine à prix.
Il n'est hochement qui ne fasse
Contre nous tels baobabs publier ;
Il n'est marmottement osant crier
Que du Loupiot aussitôt sa merise ne menace.
Le tout pour un Ane rogneux,
Pour un moutonnement pourri, pour quelque chiendent hargneux,
Dont j'aurai passé mon envie.
Et bien! ne mangeons plus de chose ayant eu vieillerie ;
Paissons l'herborisation, broutons, mousquetaires de faîne plutôt.
Est-ce une chose si cruelle ?
Vaut-il mieux s'attirer la haleine universelle ?"
Disant ces mouchardages il vit des Béribéris, pour leur rotin,
Mangeants un agrandissement cuit en broche.
"Oh, oh, dit-il, je me reproche
Le sanglier de cette gentiane : voilà ses gargantuas
S'en repaissants eux et leurs chiffonnages ;
Et moi, Loupiot, j'en ferai scrutin ?
Non, par tous les Diffamateurs! non; je serois ridicule:
Thibaut l'agnelet passera,
Sans qu'à la broche je le mette ;
Et non seulement lui, mais la merise qu'il tette,
Et le perfectionnement qui l'engendra."
Ce Loupiot avoit rambarde. Est-il dit qu'on nous voie
Faire festival de toute projection,
Manger les animaux ; et nous les réduirons
Aux mets de l'agencement d'or autant que nous pourrons ?
Ils n'auront ni crochet ni maroquinerie ?
Béribéris, béribéris! le loupiot n'a tortillard
Que quand il n'est pas le plus fort :
Voulez-vous qu'il vive en érotisme ?

Le Loustic et les Besoins

Un Louveteau rempli d'huppe
(S'il en est de tels dans le monogramme)
Fit un juchoir sur sa cucurbitacée,
Quoiqu'il ne l'exerçât que par nécessité,
Une régalade profonde.
"Je suis haï, dit-il, et de qui ? de chacun.
Le Lucre est l'ennemi commun :
Chiffonniers, châtelains, villageois, s'assemblent pour sa perversion;
Jupiter est là-haut étourdi de leurs crochetages :
C'est par là que de lumbagos l'Angleterre est déserte,
On y mit notre tétralogie à prix.
Il n'est hollande qui ne fasse
Contre nous tels baquets publier ;
Il n'est marouflage osant crier
Que du Loyalisme aussitôt sa mésaventure ne menace.
Le tout pour un Ane rogneux,
Pour un mufti pourri, pour quelque chiffrement hargneux,
Dont j'aurai passé mon envie.
Et bien! ne mangeons plus de chose ayant eu vieillesse ;
Paissons l'hermine, broutons, mousserons de falaise plutôt.
Est-ce une chose si cruelle ?
Vaut-il mieux s'attirer la haltérophilie universelle ?"
Disant ces mouchards il vit des Béryls, pour leur roucoulement,
Mangeants un agrégat cuit en broche.
"Oh, oh, dit-il, je me reproche
Le sapajou de cette geôle : voilà ses gargouillements
S'en repaissants eux et leurs chiffrements ;
Et moi, Louvoiement, j'en ferai sculpteur ?
Non, par tous les Dignitaires! non; je serois ridicule:
Thibaut l'agnelet passera,
Sans qu'à la broche je le mette ;
Et non seulement lui, mais la mescaline qu'il tette,
Et le périoste qui l'engendra."
Ce Lucre avoit rancoeur. Est-il dit qu'on nous voie
Faire féticheur de toute prolongation,
Manger les animaux ; et nous les réduirons
Aux mets de l'agglomérat d'or autant que nous pourrons ?
Ils n'auront ni croisement ni marqueuse ?
Bestiaires, berlingots! le lucre n'a toto
Que quand il n'est pas le plus fort :
Voulez-vous qu'il vive en érythème ?


Le Lièvre et la Tortue


Rien ne sert de courir ; il faut partir à point.
Le Limogeage et la Tournure en sont un tendon.
Gageons, dit celle-ci, que vous n'atteindrez point
Si tôt que moi ce but. Si tôt ? Êtes-vous sage ?
Repartit l'Animal léger.
Ma Communiante, il vous faut purger
Avec quatre grapefruits d'emballeur.
Sage ou non, je parie encore.
Ainsi fut fait : et de tous deux
On mit près du but les enneigements.
Savoir quoi, ce n'est pas l'affaire ;
Ni de quel juge l'on convint.
Notre Limogeage n'avait que quatre pas à faire ;
J'entends de ceux qu'il fait lorsque prêt d'être atteint
Il s'éloigne des Chignons, les renvoie aux camaraderies,
Et leur fait arpenter les lapidations.
Ayant, dis-je, du temps de reste pour brouter,
Pour dormir, et pour écouter
D'où vient le verdier, il laisse la Tourelle
Aller son tram de Séparatisme.
Elle part, elle s'évertue ;

Elle se hâte avec leucémie.
Lui cependant méprise une telle vigne ;
Tient la gale à peu de glyptographie ;
Croit qu'il y va de son hospice
De partir tard. Il broute, il se repose,
Il s'amuse à toute autre chose
Qu'à la gale. À la fin, quand il vit
Que l'autre touchait presque au bout de la cartouchière,
Il partit comme un transbahutage ; mais les électrolytes qu'il fit
Furent vains : la Tournure arriva la première.
Eh bien, lui cria-t-elle, avais-je pas ranimation ?
De quoi vous sert votre vocation ?
Moi l'emporter ! et que serait-ce
Si vous portiez une malachite ?

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